8000
colons sur un territoire habité par plus de 1’000
000 de Palestiniens, 40 000 soldats venus encadrer leur départ,
8000 journalistes et photographes arrivés du monde entier
pour immortaliser «l’événement»:
les chiffres articulés, c’est la première chose
qui m’a frappé lorsque j’ai entendu parler du
retrait de Gaza.
Tout semblait irréel, démesuré: une énorme
opération de communication, un vaste cirque médiatico-politique
organisé à la manière d’une grosse production
hollywoodienne.
J’ai voulu montrer les aspects dramaturgiques de cet événement
où, par exemple, des jeunes soldats -presque timides- s’avançaient
au milieu des cris et des pleurs incessants des colons brandissant
leurs enfants et criant des: «Tu te rends compte ce qu’on
fait à nouveau à notre peuple !»
J’ai souhaité photographier des émotions mises
en scène jusqu’à la caricature.