De Seattle à Gênes, de Davos à Genève,
celui qu’on appelle désormais le «Gouvernement
mondial» fait peur. Crainte d’une mondialisation guidée
par un néo-libéralisme opressant et tentaculaire.
Les revendications fusent. Pour freiner les pleins pouvoirs
de quelques puissances économiques, les passions se déploient.
Les
manifestations du G8 transpirent ces inquiétudes; mais
si on regarde attentivement, c’est aussi de la poésie
qu’on voit naître ça et là, au détour
d’un coin de rue. Manifestations violentes, parfois même
teintées de fausses revendications pour quelques uns et
poésie ont pu se mêlées lors de ce week-end
historique pour Genève, slogans poétiques qu’on
pouvait découvrir sur les palissades posées à l’occasion
sur de nombreux commerces genevois appeurés. Des «G
faim, G soif», «toutes mes tomates sont
ogm», «G8, regarde les planches de ton
cercueil» ou «Jésus loves Pingu» spontanés
ont fleuri l’espace d’une nuit sur les palissades.
Merci.